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  • Stage résidentiel : du samedi 05 août 2017 vers 10H au jeudi 10 août matin

     STAGE / WORKSHOP RESIDENTIEL

       d’initiation et/ou de perfectionnement

              DE  THEATRE ADULTES

               11 ième édition

    (avec l’accent tourné sur le travail de l’acteur et le développement personnel)

     Avec Carlo Ferrante et Vera Van Dooren

    INSCRIPTIONS/infos   +32.486.47.41.28         doorvera@yahoo.fr

     

                                 du samedi 05 AOUT 2017 vers 10

                           au jeudi 10 AOUT 2017 matin

    Carlo et Vera sont tous deux acteurs professionnels depuis 27 ans. Complices à la scène comme dans la vie, ils continuent leur bout de chemin, tantôt comme coachs/pédagogues, metteurs en scène, réalisateurs, tantôt comme acteurs de cinéma ou de théâtre.

    Ce stage résidentiel de six jours explorera les possibles de chaque personne dans son rapport à la scène. Les différentes approches seront effectuées au travers d'exercices ludiques tels que l'observation, l'écoute, la confiance, le toucher et le travail du masque neutre. Respect, droit à l'erreur et acceptation des limites de chacun seront les maître-mots de ce parcours d' initiation théâtrale , qui outre l’aspect du travail scénique, ou de l’acteur, enrichit et nourrit l’introspection/réflexion personnelle sur son développement propre.

    En alternance avec ces divers exercices préparatoires : le jeu scénique. Il oscillera entre improvisation non verbale/verbale (à partir de situations précises données) et exploration du monologue intérieur. L'écriture de mini scénarios à développer sur le plateau (et/ou textes déjà existants) seront d'autres possibles déclinés en fonction du cheminement du groupe et du besoin spécifique de chaque participant(e). Car, il s’agit bien d’opérer un travail précis et de suivre précautionneusement chaque personne.

    Un second volet, en symbiose avec l’initiation de l’homme/la femme acteur sera axé sur l’équilibre intérieur, au travers d’exercices de relaxation.

    Une réflexion d’une participante de l’an passé qui résume bien notre travail et expérience de plusieurs années dans cette formule résidentielle :

    « En repensant à notre stage, je n’y vois que du positif ! Pédagogues motivés et compétents, très attentifs à nos besoins et à notre vécu. Groupe pluraliste (au sens des situations de vie, des âges, de nationalités, expériences côté acting) enrichissant, ouvert et respectueux.

    Endroit " nature " mais vivant, entouré d’un paysage magnifique, pour un travail préservé par la discrétion de nos hôtes.

    Programme bien étudié, nous amenant l’air de rien à découvrir les différentes réalités de la ‘représentation’ sur plateau, seuls ou en groupes. Occasion inespérée d’approcher un monde créatif souvent réservé aux professionnels.

    Côté repas : marmitons écologiques. La santé-plaisir !

    J’ai apprécié les jeux interactifs, les mises en situation progressives, l’approche du corps et des mots.

    A titre personnel, j’apprécie le fait d’avoir pu me voir au travers du regard des autres, mais aussi d’avoir mieux pu comprendre ce qui fait qu’on est vu, compris, que l’émotion passe, que le travail est solidaire. J’ai aussi apprécié le fait qu’il faut de tout pour faire un monde et qu’il n’y a pas " une " bonne manière d’être ou de jouer. Chacun fait avec ce qu’il est et porte en lui, appelé à se dépasser en permanence.

    Encore merci à Carlo et Vera »

    Les repas :       > slow food <

    Orchestrés par une équipe qui participe, à sa manière, à ce stage non conformiste (légumes bio, desserts maison… préparés avec délicatesse !). Et d’ores et déjà une soirée Sushis/Sashimis de programmée !! 

    Enfin, certaines soirées seront ponctuées, pour ceux qui veulent, par des visons de courts  métrages (du moment) sur grand écran. La nature environnante nous accueillera pour plusieurs balades afin de nous ressourcer en plein air et de mettre la créativité au repos. Un programme de journées et soirées complet, où néanmoins les respirations et la liberté personnelle auront toute leur place !

     Le logement et le stage se feront dans un gîte à la ferme (aucun autre groupe présent !) : à Evelette Tahier (voir photo ci-dessus) (http://laurenttonglet.googlepages.com/gites) situé au vert entre Namur et Huy (sud d’Andenne, où l’on peut arriver en train ; nous venons vous prendre à ce moment-là !).

    Un gîte spacieux à la ferme, dont nous pouvons utiliser chaque recoin, y compris notre salle de travail, pour un huit-clos hors norme à la lisière d’un bois !!

    Coût : 480 € ttc : stage, logement, pension complète (avec vin et bière inclus le soir et … les nuits !!)

     Les gens venant de loin, ou simplement désireux de venir la veille sont les BIENVENUS. Ils pourront bien évidemment se poser agréablement lors du souper du vendredi soir en notre compagnie et petit déjeuner le lendemain matin. (une petite participation extra de 10€ sera demandée. Merci ! )

    A l’approche du stage, nous vous communiquerons les détails pratiques nécessaires. Auparavant, nous vous tiendrons au courant au fur et à mesure des inscriptions.

    Le stage a toujours eu lieu !!

    Un acompte de 125€ (IBAN BE77 7506 6406 9842 //BIC AXABBE22) confirme votre inscription. Ne traînez pas car le nombre de participant(e)s est limité à 14 personnes. Nous refusons du monde chaque année !

                            Carlo et Vera  : 

    Au cinéma :

     Films de Vincent Lannoo, comme « Strass, Ordinary Man, Vampires, Au nom du fils ». Récemment : Rôle du présentateur télé dans film de Bavo Defurne, « Souvenir », avec Isabelle Huppert. Pour Vera : rôle du commissaire Monda dans série policière à venir « Salamander II ». Mais surtout réalisation de leur Ier long-métrage « Potomou chto », en postproduction actuellement.

     Côté théâtre :

     "Cyburbia" avec Bad Van Marie (co-écriture, co-mise en scène, jeu). Mise en scène avec Vera du spectacle musical « Bap » avec Régine Galle et Fabien Mouton. « Il giro del mondo … » avec l’ensemble Baroque Bradamante. Mise en scène : Vera. Carlo au jeu. Re lifting du spectacle « La cinquième saison », en représentation à la Montagne Magique tout récemment. Mise en scène de « Nuit blanche », spectacle conté avec Bernadette Heinrich et la dj Chat.

     Côté coaching :

     Charles Crombez (Boule) dans film ‘Boule et Bill’ avec Franck Dubosc, Marina Foïs. Auparavant, Albert Chassagne dans « Au nom du fils » de V. Lannoo, ou encore  Amir (Oscar) dans film  " Oscar et la dame rose " d'Eric-Emmanuel Schmitt et ce dernier dans son spectacle, écrit et joué par lui :" Ma vie avec Mozart ". Carlo a également mis en scène ce spectacle dans un concept de Philippe Fournier (chef de l'orchestre symphonique de Lyon). Tout récemment les quatre jeunes acteurs principaux dans « L’échange des Princesses », film d’époque de Marc Dugain, avec Anna Maria Vartolomei, Lambert Wilson, Olivier Gourmet, Kacey Mottet-Klein, Andrea Ferreol…

     Côté formations :

     Vera et Carlo sont allés en Algérie, en Italie et à St-Pétersbourg ces dernières années donner des workshops débouchant sur des spectacles. En avril et juin 2014, ils ont commencé en Russie le tournage de leur long-métrage « Potomou chto (Parce que) ». Il s’est aussi déroulé en Italie et en Belgique avec des acteurs issus des workshops donnés dans ces pays. Ils viennent de tourner cet été 2016 un nouveau projet de film (en montage actuellement), également avec leurs anciens élèves issus de leurs workshops belges.

     Vera est aussi communicatrice avec les animaux. Elle donne des formations théoriques et pratiques sur le sujet.

    Côté écriture :

     « Dialogue avec un maître zen » chez Agorma Ed. (Genève). Essai philosophique autour de la télépathie communicative avec les animaux. Mais aussi un livre de chevet atypique sur le sens et le comment de l’être.

    Version italienne « Dialoghi con una gatta zen »’ aux Edizioni Myra.

    En route vers des éditeurs : un thriller noir…

     

     

    Une dernière info :

     

    Au fur et à mesure des ans, le profil pluraliste de nos participants a toujours été un plus. Nombreux acteurs de la vie artistique sont venus expérimenter notre méthode : écrivains, acteurs, chanteurs, peintres, réalisateurs désireux de comprendre la réalité de l’acteur.

     

    Pour les comédiens professionnels ou participants venus refaire le stage, nous leur avons concocté un parcours parallèle. Chaque année cette double ligne a enrichi le parcours de tout le groupe !

     

    Quant aux nombreuses démarches de développement personnel, parfois liées au monde de l’emploi ou simplement les questionnements liés à notre vie, nous pouvons humblement dire que notre méthodologie, approche, environnement et donnée résidentielle ont participé à des transformations remarquables … en douceur …. !!!

     

    Soyez donc les bienvenus à notre 11 ième édition, d’où que vous soyez ! Nous avons eu l’an passé le plaisir d’accueillir des gens de Suisse, France, Russie, Sénégal, et des quatre coins de la Belgique, y compris des personnes des communautés européennes dont le français n’était pas la première langue !

      Au plaisir de vous accueillir cet été !!! 

                       Carlo & Vera

     

    Lire la suite

  • Un lien d'un teaser d'un spectacle : "Il giro del mondo" que je joue en ce moment

    Si quelques extraits de baroque vous disent :

  • Interview sur vivacité à propos du stage résidentiel


    podcast
    Si vous préférez l'oral à l'écrit, voici quelques minutes d'interview qui parlent du stage...

     

    Bon écoute !

  • "SI REGARDS SUR LE MONDE"

    Re bonjour vous les fidèles, les lecteurs invisibles des ces quelques lignes que nous partageons avec vous...

    Afin de pouvoir vous faire profiter de nos chroniques sans trop cliquer, en voici une autre en fenêtre ( de Joëlle - dont quelques textes présents sur ce blog auparavant viennent d'être édités chez l'Harmattan : "La femme eucalyptus" > recueil de contes).

    Bien entendu, les autres textes et chroniques sont à lire dans la rubrique ci à gauche!! Quant à nos épisodes de romans, c'est sur votre droite. Si vous voulez lire en musique, cliquez sur le lien multimédia de la note précédente (ci-dessous// à part le Nord, les 4 points cardinaux y sont presque tous passés!)

     

     Joëlle

          Voyage en Tramsylbelgie

     

     

    Un coup de frein violent, un long crissement lugubre, le tram s’arrête. Juliette, sur le point de s’asseoir dans le bon sens, bascule et se retrouve dans les bras du monsieur en face d’elle, un Flamand séduisant. Des baskets impeccables, un col roulé noir sous une veste noire, une élégance un chouia décontractée, la tempe argentée, l’œil gris Mer du Nord, le regard encadré par Optique 2009 et le sourire loyal : pas de doute, c’est un Flamand. Sa femme, maigrichonne et aussi sèche qu’un vieux bout de cervelas, agrippe le bras de Juliette avec fermeté pour l’aider à se redresser. Multifonctionnelle, elle se tourne en même temps vers son mari en marmonnant : « Maar Rony, toch… ». Juliette, confuse, s’excuse : « Pardon, euh… Excuseer, Mijnheer ! » Elle le fait en flamand. Elle n’en revient pas. Ça fait des années qu’elle n’a plus prononcé un mot de flamand. Ou plutôt qu’elle n’a plus osé prononcer un mot de flamand. Quand elle était plus jeune, elle avait bien tenté le coup quelques fois quand elle rendait visite à son oncle de La Panne, mais la réponse avait toujours été la même, franche et castratrice : « Tu peux le dirrre en frrrançais, si vous voulez ». Elle avait fini par abandonner, honteuse de se faire rabattre le caquet, vexée que son néerlandais en col cravate soit considéré comme inconcevable – onbespreekbaar – à côté du joli petit nègre de tonton.

    Mais là, c’est tout différent. Depuis que les Flamands font de leur gueule, depuis que leurs Lions retroussent les babines et sortent les griffes, tous les Flamands ont pris du panache, de la carrure. Ils en sont devenus plus virils – même les femmes – et, disons-le carrément, vraiment sexy – sauf les femmes. Tous ces superbes mâles sur le branle-bas de combat, ça lui donne envie de se remettre au flamand, Juliette. Elle ne lâche d’ailleurs pas le beau Rony du regard tandis que la maigrichonne ne la lâche pas, elle, de ses billes de Lotto. Si ses yeux étaient des goedendags, Juliette serait déjà en train d’agoniser dans le caniveau en essayant de prononcer « Schild en vriend ». Mais l’heure n’est plus à la sauvagerie et Juliette se sent seulement un peu chatte. Du coup, elle décide de relancer la conversation avec Rony. « Er is zoveel volk, excuseert u mij nog… ». Il sourit, flatté, et fait le coq : « Graag gedaan, hoor ! ». La petite Flamande s’agite sur son siège, elle se le boufferait bien à la gueuze, son coq de mari. Elle répète : « Maar Rony, toch… ». Juliette, triomphante et ignorant la dame, ronronne : « Het plezier was voor mij ! » Elle sait que la traduction est littérale, mais elle sait aussi que le beau Rony la comprendra parfaitement. Car après tout, les choses n’ont pas vraiment changé : Rony connaît la chanson, la seule différence c’est qu’avant il s’obligeait à parler français et que maintenant il s’empêche de le faire : la frustration reste la même. Rony, la crête toujours redressée, esquisse un clin d’œil. Si on n’est pas des bêtes, on est quand même des hommes ! Sa poule se dresse sur ses ergots, prête à livrer bataille et à éperonner la belle. Trop is te veel. Elle ne cèdera pas un pouce de terrain à cette effrontée ! C’est de bonne guerre, il faut dire que Juliette empiète fameusement sur son territoire ! Mais Juliette, féline, ignore royalement l’offensée, elle engage hardiment la conversation : « Woont U hier in Brussel ? ». C’est le bout de cervelas  qui lui répond : « Nee, we werken hier ! » Elle voudrait ajouter « salope ! », mais lâcher un mot en français serait une concession trop dangereuse et si elle le disait en flamand, cette zotte ne comprendrait rien ! Juliette ne baisse pas sa garde, elle fait un petit sourire entendu à Rony. Il le lui rend. Sa cocotte se dresse brusquement sur ses pattes, elle appuie sur le bouton d’arrêt puis agrippe la veste de Rony. « Noord station, we stappen af » Juliette reçoit ces mots comme une baffe en pleine figure. Elle doit rendre les armes, elle a perdu la bataille. Rony se relève. Le Lion des Flandres retrouve sa superbe. Il salue Juliette avec élégance et descend sur le quai. Juliette le suit du regard. Elle le reverra peut-être demain. Il sera peut-être dans le tram. Elle aura peut-être sa revanche… Rony et la petite sèche s’engouffrent dans le couloir qui relie le métro à la gare. Ils se perdent dans le flot de maatjes qui remontent en Flandre. Juliette jette un dernier regard à Rony. Elle l’aurait bien croqué tout cru, celui-là.

     

    Ainsi finit la très courte histoire de Juliette et de son Rony.